mardi 22 juin 2021

Vers une augmentation de plus de 17%

Etant un grand importateur de blé tendre dans le monde, avec des quantités dépassant les 5,5 millions de tonnes par an, l’Algérie devrait voir sa facture en hausse de 17% durant la campagne de commercialisation de 2021/2022.

C’est ce qui a été révélé dans un rapport du département américain de l’Agriculture (USDA), qui a tablé sur une importation de 7,6 millions de tonnes de blé, revoyant ainsi à la hausse ses prévisions du mois d’avril dernier, qui indiquaient une importation de 6,5 millions de tonnes pour la même période.

La principale explication de cette hausse est le recul prévisible de la production locale due au manque de la pluviométrie dans la région.

C’est ce qui a été confirmé récemment par le directeur général de l’Institut technique des grandes cultures (ITGC), Mohamed El Hadi Sakhri, qui a déclaré que la production lors de la campagne moisson-battage qui a débuté le mois écoulé connaîtra une baisse, en raison de la rareté des pluies cette année, comparativement au rendement réalisé lors de la saison précédente et qui s’était élevé à 3,9 millions de tonnes.

Si cela était vraiment le cas, l’Algérie verra sa facture d’importation de blé augmenter, ce qui sera en contradiction avec les objectifs des autorités, qui ont misé sur la réduction des importations de 400 millions de dollars cette année.

En effet, l’Algérie essaye de mettre en place une stratégie de maîtrise des importations, de réduction des dépenses et d’encouragement de la production nationale, notamment pour le blé tendre. D’ailleurs, certains observateurs du marché international ont estimé que dans le cas où cette stratégie donnerait des résultats, l’Algérie pourrait limiter ses importations à 4 millions de tonnes par an.

Le ministre de l’Agriculture a indiqué que 3,5 millions d’hectares (ha) sont alloués aux céréales pour cette saison de plantation 2021/2022. Des quantités suffisantes de semences certifiées et d’engrais ont été mises à la disposition des agriculteurs pour la saison de plantation.

L’OAIC poursuit ses achats

Le département américain de l’Agriculture n’a pas souligné que le ministère de l’Agriculture «n’a publié aucun chiffre concernant les récoltes des céréales pour la saison 2020/2021».

Le ministre de l’Agriculture a indiqué, il y a quelques jours, que la nouvelle saison agricole (2020-2021) prévoit une bonne récolte si l’irrigation d’appoint est bien mise en œuvre pour augmenter les rendements et la production, et si un bon plan de collecte de la production après la récolte est mis en place.

Dans cette optique, l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a lancé, il y a deux jours, un second appel d’offres international pour l’achat d’une quantité nominale de 50 000 tonnes de blé de mouture lors de la nouvelle récolte du week-end, ont affirmé des traders à l’agence de presse Reuters.

L’OAIC est à la recherche d’une livraison entre le 1er et le 30 août prochain, mais si la cargaison provient d’Amérique du Sud ou d’Australie, la livraison devrait avoir lieu en juillet, a expliqué le site suisse spécialisé Agricensus. «L’appel d’offres devrait se clôturer mardi (hier) et les offres resteront valables jusqu’au mercredi 9 juin  (aujourd’hui)», a précisé encore la même source.

Lors de son appel d’offres du mois dernier, l’OAIC a acheté au moins 390 000 tonnes de blé de meunerie pour une livraison en juillet, payant en moyenne 295 dollars la tonne, tandis que certaines sources commerciales estiment la quantité achetée à 540 000 tonnes.

Ce qui prouve que l’Algérie a encore besoin d’importer du blé (principalement du blé tendre) pour satisfaire la demande intérieure et garantir des stocks suffisants pour la consommation.

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