jeudi 24 juin 2021

Test PCR : pourquoi vous ne saurez plus quel variant vous a contaminé

C’est « la » question que l’on se pose lorsqu’on est diagnostiqué « positif au Covid-19 » à la suite d’un test PCR : « quel est le variant qui m’a contaminé ? ». Mauvaise nouvelle pour les curieux : à partir du 31 mai 2021, la mention sera supprimée du détail des résultats.

En clair : en cas de test PCR positif, il ne sera plus possible de savoir quel variant du coronavirus SARS-CoV-2 (variant britannique, variant sud-africain, variant brésilien…) nous a infecté. « Nous n’allons plus l’écrire. En réalité, ça n’a plus d’intérêt » réagit François Blanchecotte, le président du Syndicat des biologistes, interrogé par nos confrères du Parisien.

Suivre des mutations génétiques plutôt que des variants du coronavirus

En effet : à partir de maintenant, plutôt que de chercher à nommer les variants en circulation sur le sol français, les spécialistes vont plutôt se concentrer sur la recherche de mutations génétiques. Parmi elles, trois font l’objet d’un suivi particulièrement attentif : les mutations E 484 K, E 484 Q (notamment identifiée à Bordeaux et dans le variant indien) et L 452 R. Celles-ci sont notamment soupçonnées de favoriser un « échappement immunitaire », c’est-à-dire de compromettre l’efficacité des anticorps de l’organisme.

« Voir une mutation se répandre dans la population pourrait nous avertir de l’arrivée d’une quatrième vague » précise François Blanchecotte.

À l’heure actuelle, selon Santé Publique France, le variant britannique (VOC20I/501Y.V1, c’est son nom scientifique) « est toujours nettement dominant par rapport aux autres variants en France métropolitaine et ailleurs dans le monde (Europe, États-Unis et Canada notamment) » puisqu’il représente environ 87 % des cas. Le variant sud-africain, quant à lui, représente 6.8 % des infections en France.

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