vendredi 25 juin 2021

Suite à une requête du ministère de la santé auprès du tribunal administratif : Délocalisation du lieu de vote de l’élection des Ordres médicaux à Alger

A la veille de la tenue de l’élection pour le renouvellement de moitié des Conseils de l’Ordre des médecins, des chirurgiens-dentistes et des pharmaciens à Alger, prévue à la polyclinique des Sources, siège du Conseil national de déontologie médical (NCDM), le ministère de la Santé a introduit hier une requête en référé auprès du tribunal administratif de Bir Mourad Raïs pour la délocalisation du vote vers les CHU d’Alger, dont Mustapha Pacha, Beni Messous, l’hôpital de Douéra.

Le motif évoqué est que cette structure est dédiée à la vaccination contre la Covid-19. Un argument qui ne semble pas du goût des organisateurs, qui affirment que «rien n’empêche le déroulement de l’opération de vaccination, d’autant que les bureaux de vote sont au niveau de l’étage et les votants ne viendront pas tous à la fois. Cette élection de renouvellement tire à sa fin, puisque le vote par correspondance a été effectué», relève un des organisateurs.

Et de signaler : «Il est difficile de tout réorganiser puisque le corps électoral a été convoqué sachant que le lieu et l’heure ont été fixés. Il est impossible de tout refaire en quelques heures et chercher les personnes pour encadre cette élection délocalisée vers différents établissements, d’autant que le vote est prévu pour demain (aujourd’hui, ndlr).» Notre interlocuteur précise que «le ministère de la Santé n’est pas la tutelle des Ordres médicaux. La réglementation interne et le code électoral sont clairs à ce propos. Il s’agit d’une ingérence dans une opération de renouvellement de moitié des Ordres médicaux».

Rappelons que l’opération de vote a été déjà lancée dans les différentes wilayas, où il y a eu des votes par correspondance. De son côté, l’Association nationale des praticiens hospitalo-universitaires (Anphu) a, dans un communiqué rendu public en début de semaine, constaté «avec amertume des dérives éthiques, déontologiques et réglementaires portant atteinte à ce qui est censé être défendu ou respecté : le code de déontologie médicale».

L’Association a appelé la commission électorale, «si elle existe, de revenir aux textes fondateurs, notamment l’arrêté du 13 octobre 1992 dans ses alinéas 2 et 3 de l’article 19 définissant les conditions et les modalités d’organisation et de déroulement des élections des premiers Conseils régionaux et national de déontologie médicale pour espérer entreprendre toute initiative de renouveau».

A la veille du renouvellement des sections ordinales, écrit l’association, «les seules bribes d’informations qui nous parviennent sont celles des élus potentiels, qui promettent une vie meilleure aux cotisants de l’Ordre. Au lieu d’être transparent en publiant les noms des médecins (connus pour leur probité) membres des commissions électorales de candidature, de dépouillement et de recours, certains diffusent plutôt les photos des membres pour lesquels ils vous suggèrent de voter !» L’Anphu s’indigne contre ces pratiques.

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