samedi 19 juin 2021

Se lever tôt permet de lutter contre la dépression

Selon une étude américaine qui vient d’être publiée dans le Jama psychiatry, nos heures de lever auraient un impact direct sur le risque de dépression. Et en se levant une heure plus tôt qu’à l’habitude, les personnes qui ont des tendances dépressives auraient 23% de risques en moins de souffrir de dépression.

En d’autres termes, si une personne qui se couche habituellement à minuit, va dormir à 23h et dort la même durée, elle pourra réduire son risque de dépression de 23%. Et si elle se couche à 22h, elle réduira ce risque d’environ 40%.

Cette étude de grande envergure, portant sur 840 000 personnes et menée par des chercheurs de l’Université du Colorado et du MIT de Harvard (Etats-Unis) apporte la preuve que le chronotype (la propension d’une personne à dormir à un certain moment de la journée) influence le risque de dépression. Des résultats d’autant plus intéressants que pendant la période de pandémie, de nombreuses personnes ont décalé leur rythme veille-sommeil et ont eu tendance à se coucher plus tard et dormir plus tard qu’avant la période de covid-19.

L’influence de la lumière du jour sur l’humeur

Quelle pourrait être la raison ? Selon certains chercheurs, c’est la plus grande exposition à la lumière du jour dont bénéficient les lève-tôt qui entraînerait une cascade d’impacts hormonaux qui influenceraient l’humeur.

En 2018 déjà, les chercheurs de l’Université du Colorado, du Massachusetts Institute of Technology, de Harvard et de l’Université de Vienne en Autriche avaient mené une étude sur un nombre plus faible de personnes pour comprendre si le chronotype pouvait avoir un lien sur leur risque de dépression. Les résultats de leur étude, publiés dans le Journal of Psychiatric Research, révélaient que les femmes matinales présentaient un risque de dépression réduit de 12 % alors les femmes qui étaient plutôt du soir étaient quant à elles plus susceptibles de souffrir de dépression. L’étude menée pendant 4 ans, portait sur plus de 32 000 femmes n’ayant pas d’horaires de travail décalés et  interrogées sur leur chronotype, sur leur prise d’antidépresseurs ou l’existence d’un diagnostic de dépression.

Sources :

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