mardi 22 juin 2021

Prévisions mitigées pour l’Algérie

Les «Perspectives économiques mondiales 2021», publiées hier par la Banque mondiale, soulignent que la hausse des prix du pétrole n’a pas suffi à améliorer les perspectives de tous les exportateurs de pétrole, dont l’Algérie qui devrait afficher une croissance de 3,6% cette année et 2,3% l’année prochaine.

La nette hausse des prix du pétrole, qui devraient poursuivre leur progression dans les mois à venir, ne sera pas suffisante, estime l’institution internationale, pour améliorer de manière tangible la croissance dans notre pays, au regard de la faiblesse du secteur privé et le manque d’investissements publics.

Pour ce qui est des perspectives économiques globales au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA), l’institution souligne que la production dans la région devrait augmenter de 2,4% en 2021, ce qui correspond à une progression plus soutenue que prévu mais inférieure à la moyenne de la dernière décennie (2010-2019).

La région devrait bénéficier en outre du récent redressement des prix pétroliers, de l’augmentation de la demande extérieure et de l’atténuation des perturbations économiques dues à la pandémie.

Avec l’accélération de la vaccination, l’assouplissement des restrictions de déplacement, l’allégement des réductions de la production pétrolière et l’atténuation des problèmes budgétaires, la croissance devrait s’accélérer à 3,5% en 2022. Néanmoins, les perspectives sont incertaines et dépendent de l’évolution de la pandémie, de l’accès aux vaccins et de la volonté des populations à se faire vacciner, prévient la Banque.

Celle-ci rappelle, par ailleurs, que la plupart des économies de la région ont connu en 2020 une contraction sans précédent depuis des décennies, et les dommages économiques causés par la pandémie.

«Malgré les perturbations engendrées par la pandémie, la hausse des prix pétroliers a généralement soutenu l’activité économique dans les pays exportateurs de pétrole. En République islamique d’Iran, les secteurs pétroliers et non pétroliers ont rebondi dans la deuxième moitié de l’exercice 2020/2021, clos en mars. En Arabie Saoudite, l’aggravation du recul du secteur pétrolier imputable à de nouvelles réductions de la production a été compensée par la dynamique de croissance du secteur non pétrolier», note la Banque mondiale.

En termes de perspectives, la Banque estime que les cours du pétrole devraient s’établir en moyenne à 62 dollars le baril en 2021 et 2022, soulignant que la hausse des prix pétroliers favorisera la croissance et le redressement des recettes publiques dans les pays exportateurs de pétrole.

L’Arabie Saoudite devrait ainsi afficher une croissance de 2,4% cette année et de 3,3% l’année prochaine, à la faveur de l’évolution positive de la pandémie, de la hausse des prix pétroliers et de l’allégement des réductions de production, ainsi que du lancement d’un nouveau programme d’investissements publics. En République islamique d’Iran, l’activité économique devrait progresser de 2,1% en 2021 et 2,2% en 2022, l’accroissement de la production industrielle compensant la persistance d’une demande atone dans le secteur des services à cause du grand nombre de cas de Covid-19.

La pandémie restera cependant un frein à la croissance dans les pays importateurs de pétrole, souligne la Banque, qui ajoute que dans les pays en proie à la fragilité, aux conflits et à la violence, les perspectives sont mitigées. En Libye, la formation d’un gouvernement d’unité intérimaire et la levée de l’embargo sur le pétrole devraient rétablir l’activité économique à un niveau proche de celui atteint en 2019, souligne encore la Banque mondiale. 

L’article Prévisions mitigées pour l’Algérie est apparu en premier sur El Watan.

简体中文 简体中文 English English Français Français Italiano Italiano Русский Русский Español Español