samedi 19 juin 2021

Préménopause : comment réguler les hormones ?

La préménopause est la période qui précède la ménopause. Elle débute en moyenne autour de 48 ans, peut durer entre trois et cinq ans, et se clôt avec l’arrêt définitif des règles. Cette période correspond au dérèglement du fonctionnement des ovaires, qui ne produisent alors plus de façon régulière les sécrétions hormonales (œstrogènes et progestérone).

A savoir : Chez les femmes dont les règles ont disparu, les ovaires continuent parfois à produire des œstrogènes durant un an ou deux. Pour s’en assurer, le médecin peut prescrire à sa patiente un progestatif dix jours par mois. Si elle est à nouveau réglée, cela signifie qu’elle n’est pas encore véritablement ménopausée. Seul un dosage sanguin des hormones LH (Luteinizing Hormone) et FSH (Follicle Stimulating Hormone) sécrétées par l’hypophyse, permet d’affirmer la disparition de l’ovulation et donc de poser le diagnostic de ménopause.

Quels sont les effets de la préménopause ?

Pendant cette période de préménopause, certains symptômes viennent troubler le quotidien des femmes : un certain nombre de femmes observent un flux plus abondants ou des saignements en dehors des règles. C’est souvent le premier signe du déséquilibre qui s’installe entre œstrogènes et progestérone. La production de progestérone est moindre en raison d’une ovulation plus aléatoire, alors que la sécrétion d’œstrogènes est encore satisfaisante.

Celles qui ont choisi pour méthode de contraception un dispositif intra-utérin (DIU) au cuivre, qui peut entraîner un flux menstruel important, se verront proposer un autre moyen. Le stérilet hormonal est tout aussi fiable et il a en outre l’avantage de diminuer l’abondance des règles, voire de les faire disparaître.

Des épisodes plus ou moins intenses de bouffées de chaleur et de sueurs nocturnes font leur apparition, des ballonnements se manifestent, irritabilité et anxiété s’invitent sans crier gare… Mais ces symptômes ne sont pas tous un passage obligé et varient selon les femmes. Pour celles qui sont touchées par l’un ou l’autre de ces troubles, le recours à certaines médecines douces et l’adoption d’une bonne hygiène de vie peuvent les aider à passer ce cap en douceur.

Notre experte : Solange Strobel, pharmacienne diplômée en aromathérapie et formée en phytothérapie

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Contre les ballonnements © Getty Images
Contre les troubles de l’humeur © iStock
Contre les bouffées de chaleur © Getty Images
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