samedi 19 juin 2021

Plusieurs collectifs de citoyens dénoncent la répression : «Ils exigent l’arrêt immédiat de la stratégie du tout-répressif»

Plusieurs collectifs de citoyens condamnent la stratégie de la répression et du tout-répressif mise en œuvre par le pouvoir contre des manifestants pacifiques.

Dans une déclaration rendue publique hier, ce regroupement – composé d’une quinzaine de collectifs, entre autres Djazairouna, le Manifeste des militants pour les libertés démocratiques (MMLD), Forum des universitaires pour la démocratie (FUD) – exige également la libération inconditionnelle des détenus politiques et d’opinion ainsi que l’arrêt immédiat de la répression et le rétablissement effectif des libertés fondamentales reconnues par le droit algérien aux citoyens. «Devant la détermination du peuple à reconquérir sa souveraineté et à édifier un Etat de droit et des libertés, la stratégie multiforme et séquencée du pouvoir algérien, visant à faire avorter le processus révolutionnaire démocratique de février 2019, aborde, désormais, sa phase ultime ; celle du ‘‘tout-répressif’’», dénoncent ces collectifs.

Révoltés par le mépris et la violence affichés par le pouvoir contre des manifestants pacifiques, ces entités ne comprennent pas le déploiement massif et injustifié de la force publique, qui a donné lieu, disent-elles, à un déferlement aveugle de violences. L’objectif de cette stratégie du pire, selon ces collectifs, est d’étouffer la voix du peuple en lui interdisant le droit de débattre, de manifester et de s’organiser, et de tenter de diviser le peuple algérien pour discréditer le hirak. «A nouveau, le nombre des détenus politiques et d’opinion connus avoisine les 200 personnes sur fond de milliers d’interpellations, de dizaines d’arrestations et condamnations judiciaires inconsidérément commises.

Des journalistes, des universitaires, des avocats et des citoyens de toutes les catégories socioprofessionnelles sont victimes d’une instrumentalisation illégale et éhontée des appareils sécuritaire et judiciaire», affirme ce regroupement, qui pense que «le harcèlement juridico-administratif des partis politiques démocrates semble être le sort que réserve le pouvoir de fait à tout acteur politique favorable à l’émancipation du peuple et militant pacifiquement pour une période de transition autonome». Il rappelle, à cet effet, la procédure de dissolution judiciaire dirigée contre les partis de l’UCP et du PST. «Des associations – SOS Bab El Oued et RAJ – subissent le même sort.

Ouahid Benhalla, dirigeant du MDS, accusé d’‘‘attroupement non armé’’ à sa descente, seul, d’un bus et condamné à une année de prison ferme, est un cas d’arbitraire édifiant qui inaugurera une nouvelle ère dont le mot d’ordre serait la criminalisation de l’acte d’opposition politique», avertit ce collectif, qui dénonce «un état d’urgence» qui ne dit pas son nom, imposé aux citoyens, aux partis politiques et organisations de la société civile qui refusent «l’allégeance à l’agenda de la contre-révolution, qui est assumée avec arrogance par les différents tenants du pouvoir et leurs anciennes et nouvelles clientèles».

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