samedi 19 juin 2021

L’accord d’inspection avec l’Iran prolongé d’un mois

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé hier avoir prolongé son accord technique avec l’Iran sur la surveillance du programme nucléaire, rapporte l’AFP.

«Les activités de surveillance et de vérification vont se poursuivre dans le cadre actuel pour un mois, expirant le 24 juin», a déclaré le directeur général de l’AIEA, Rafaël Grossi, lors d’une conférence de presse au siège de ladite organisation à Vienne. «L’équipement continue à être sous la garde de l’AIEA», a-t-il affirmé. «Les données ne seront donc pas effacées, c’est un aspect important.» «Ce n’est pas idéal», a néanmoins indiqué le chef de l’AIEA. Et d’ajouter : «C’est une mesure d’urgence, (…) un remède palliatif pour éviter de naviguer complètement à l’aveugle.»

De par cette décision, les diplomates disposent d’un mois de plus pour surmonter les divergences entre les Etats-Unis et l’Iran, qui négocient indirectement par l’entremise des Européens. La République islamique a restreint, en février, l’accès des inspecteurs à certains sites, mais l’AIEA a alors trouvé «une solution temporaire» pour garantir un degré nécessaire de surveillance. Téhéran refuse aussi depuis cette date de fournir en temps réel les enregistrements de caméras et autres outils dans les installations nucléaires.

L’Iran s’est engagé à transmettre l’ensemble des informations dès que les sanctions américaines seraient levées, un des objectifs des pourparlers, qui ont démarré début avril à Vienne, pour sauver l’accord international de 2015 sur le nucléaire iranien signé par la République islamique et le Groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France, Chine ainsi que l’Allemagne) à Vienne.

Cet accord prévoyait, notamment, l’arrêt du programme nucléaire iranien en échange d’une levée des sanctions. Mais le traité est en agonie suite au retrait unilatéral des Etats-Unis en 2018, sous la présidence de Donald Trump. Entre temps, Washington a imposé de nouvelles sanctions à Téhéran pour asphyxier son économie. En riposte, Téhéran a annoncé en 2019 son désengagement par étape de l’accord.

Par ailleurs, le porte-parole des Affaires étrangères iranien, Saïd Khatibzadeh, a déclaré hier que les efforts pour relancer l’accord de Vienne sont suspendus à une «décision politique» des Etats-Unis. «Nous avons fait des progrès importants et pensons toujours qu’un accord est à portée de main», a-t-il souligné lors d’une conférence de presse.

Les pourparlers de Vienne «peuvent facilement donner des résultats, si une décision politique est prise à Washington», a-t-il ajouté, alors qu’une nouvelle session de discussions doit s’ouvrir cette semaine dans la capitale autrichienne. Dimanche, le secrétaire d’Etat américain, Anthony Blinken, a déclaré que les Etats-Unis n’ont «pas encore de réponse» à la question de «savoir si l’Iran (…) est prêt à faire le nécessaire pour se conformer de nouveau à l’accord». «L’Iran, je crois, sait ce qu’il doit faire pour revenir au respect de l’accord sur les aspects nucléaires, et nous ne l’avons pas vu si il était prêt à prendre une décision», a-t-il soutenu.

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