vendredi 25 juin 2021

La fin du port du masque en extérieur pour cet été ?

En France, quand pourra-t-on se passer de masque ? Alors que tous les indicateurs épidémiques sont au vert et que mercredi 9 juin marquera une nouvelle étape du déconfinement, la question se pose. D’ailleurs, plusieurs villes ont déjà fait le choix de lever l’obligation du port du masque en extérieur.

« Ce qui est sûr, c’est que jusqu’à la fin du mois de juin, on ne se pose pas la question de relâcher, au niveau national, le port du masque en extérieur. Mais ce qui est sûr aussi, c’est qu’on ne demandera pas aux Français de porter le masque à l’extérieur un jour de plus que ce qui sera nécessaire », a déclaré Olivier Véran ce dimanche dans l’émission BFM Politique, en partenariat avec Le Parisien/Aujourd’hui en France.

Autrement dit, la question se reposera fin juin, pour les congés d’été. « On aura alors un discours plus général sur le port du masque en extérieur » et, a ajouté le ministre de la Santé, il pourrait y avoir « des règles différenciées ».

Comprendre : en fonction de l’endroit où vous vous situez. En effet, c’est dans les lieux ouverts et aérés, où peu de personnes sont concentrées, que l’obligation du port du masque pourrait être levée.

« Si vous êtes seul ou quelques-uns dans un très grand espace, très aéré comme une plage, une montagne, une forêt, un parc, une rue déserte, là on doit pouvoir être rapidement amené à revenir sur l’obligation du port du masque dans cette situation », a-t-il encore précisé.

A l’inverse, comme Olivier Véran l’avait déjà expliqué, il est trop tôt pour faire des même dans les lieux extérieurs où les personnes s’agglutinent.

« Quand vous êtes dehors, dans le centre d’une grande ville, avec plein de boutiques, vous allez faire la queue dehors, vous allez manger, vous allez croiser des gens etc. Là, tant qu’on n’a pas un niveau de couverture vaccinale adéquate, il paraît plus prudent de maintenir l’obligation de port du masque”,

Quand se contamine-t-on à l’extérieur ? 

Moins de 10 % des infections se font à l’air libre, d’après une étude publiée en février dans le Journal of Infectious Diseases. On parle alors de contamination par aérosols, c’est à dire par des gouttelettes et des particules émises lorsqu’on parle ou que l’on respire, et qui peuvent persister dans l’air pendant quelques minutes à plusieurs heures.

Les contaminations par l’air se font majoritairement dans les espaces clos mal aérés ou dont la ventilation est inadéquate et lorsqu’une personne est physiquement proche (moins de 2 mètres) avec une personne atteinte du Covid-19. D’où l’importance du masque en lieu fermé.

A l’extérieur, c’est une question de bon sens. Pour se contaminer ainsi, détaille au Journal du Dimanche, l’épidémiologiste Antoine Flahault, il faudrait qu’une personne infectée (sans masque) postillonne en parlant, toussant ou éternuant directement sur les yeux, les narines ou la bouche de la personne en face (sans masque ni lunettes). « Un cas peu fréquent ! », selon ce spécialiste.

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