vendredi 25 juin 2021

Hébergement chez l’habitant durant la saison estivale à Jijel : Une formule qui échappe à tout contrôle

La circulaire interministérielle 01/2012 du 16 juin 2012 visant à organiser ce créneau juteux est restée jusqu’à ce jour sans application réelle sur le terrain.

C’est un sujet qui date de 9 ans, mais c’est la première fois qu’une rencontre est organisée à Jijel pour présenter, expliciter et débattre sur les mesures introduites par la circulaire interministérielle 01/2012 du 16 juin 2012 relative au logement chez l’habitant «comme formule d’hébergement touristique» signée conjointement par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales et celui du Tourisme et de l’Artisanat.

Une circulaire dont il ne reste que l’encre sur le papier en l’absence d’une application réelle sur le terrain. Cette journée d’information organisée, jeudi dernier, à la cité administrative par la direction du tourisme, de l’artisanat et du travail familial, en présence de représentants de la Protection civile et de la Sûreté nationale visait à vulgariser cette circulaire notamment auprès des présidents d’APC.

Le sujet est d’actualité ici à Jijel dans pratiquement toutes les communes côtières et mêmes certaines non littorales comme Kaous, Émir Abdelkader et Texenna, où à l’approche de la saison estivale, les affiches font florès sur les arbres, les poteaux électriques, les murs ou encore les panneaux publicitaires et de signalisation routière. Le but, bien sûr, est d’offrir en location des logements.

Le développement de la téléphonie mobile puis de l’Internet a permis à ce créneau juteux de connaître une extraordinaire explosion la dernière décennie, si bien que même sur certaines plateformes internationales très cotées dédiées à la réservation et la location électronique de logement, il n’est pas rare de trouver des propositions pour des logements sur la côte jijelienne.

Le directeur du tourisme et de l’artisanat, Zoubir Boukaabache, est revenu sur cette circulaire qui devait répondre à certaines préoccupations notamment pour ce qui est de la sécurité publique et dont les considérables montants générés ou encore le recensement ne peuvent être estimés. En l’absence de déclaration, c’est une formule pour laquelle le propriétaire peut se retrouver dans de beaux draps en cas de crime, d’utilisation des lieux pour la prostitution ou de présence de ressortissants étrangers.

Outre ces inquiétudes, on relèvera aussi que c’est une concurrence déloyale faite aux hôtels qui paient leurs impôts, alors que des propriétaires ont eu à déplorer d’énormes dégradations et même des consommations extrêmement excessives d’électricité. Selon Zoubir Boukaâbache, cette instruction est en cours de révision et d’enrichissement afin de l’adapter aux besoins et à même d’assurer son applicabilité sur le terrain, d’autant que beaucoup de maisons individuelles louées ne disposent pas d’actes de propriété.

Pour revenir à ladite circulaire, elle précise que l’habitation doit répondre aux règles de sécurité, d’hygiène et de salubrité et pour laquelle le propriétaire doit contracter une police d’assurance contre les risques d’incendie, de vol et de responsabilité civile.

Elle rappelle aussi l’obligation de déclarer l’hébergement de tout ressortissant étranger. Le propriétaire doit déposer une déclaration de location accompagnée du titre de propriété auprès des services de l’APC, qui après constat, délivrent un accord écrit au déclarant.

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