vendredi 25 juin 2021

Commerce informel à Souk Ahras : Grogne à la rue Salah Soufi à Sedrata

Le commerce informel semble résolument ancré dans les mœurs locales à tel point que même les commerçants sédentaires – faute de pouvoir libérer leurs façades – usent eux-mêmes de leur espace immédiat pour étaler leur marchandise.

A Sedrata, la deuxième ville de la wilaya, le phénomène a atteint la cote d’alerte et des appels de régulation de la voie publique fusent de plusieurs endroits à l’instar de la rue Salah Soufi.

Un confrère de la presse habitant cette contrée a décrit la situation comme suit: «C’est une artère des plus fréquentées de la cité où les activités commerciales ne posaient aucun problème du temps où les commerçants domiciliés légalement exerçaient dans les normes.

L’apparition des étals de fortune et l’arrivée en masse de ces dizaines de gens qui ont littéralement squatté trottoirs et chaussées ont changé la donne». Les concessions faites à l’égard de ces nouveaux venus par ces mêmes commerçants ont eu un effet d’entraînement sur d’autres marchands ambulants qui ont jeté leur dévolu sur cette même artère.

«Nous n’avons jamais émis le moindre geste d’hostilité face à ce nombre d’étals qui défigurent nos espaces publics et contraignent notre clientèle. Pourtant, ce sont ces squatters qui dictent leur loi au point où ils éliminent dans certains cas l’accès à nos magasins», a déclaré au journal l’un d’eux.

Ce mécontentement est aussi perceptible du côté des habitants de cette rue qui y voient un lieu où prolifèrent plusieurs fléaux à l’instar des rixes et des batailles rangées, entre autres phénomènes inquiétants. «Il nous arrive très souvent de fermer portes et fenêtres à longueur de journée afin d’éviter le boucan et les propos injurieux.

Les façades de nos maisons ont perdu leur vocation pour offrir un décor où s’enchevêtrent effets vestimentaires et autres objets hétéroclites. Nos familles doivent calculer leurs moments de sortie et de rentrée pour éviter les regards inquisiteurs voire les propos désobligeants de ces occupants encombrants de la voie publique», a précisé A. Bachir, un habitant du quartier.

Ce dernier a ajouté que le commerce informel charrie dans cette rue d’autres fléaux qui trouvent leur explication dans cette inquiétante prolifération des bandes de marginaux devenues partie prenante du décor de cette partie de la ville.

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