samedi 19 juin 2021

Clôture hier du salon sur la gestion des déchets : Poubelle algérienne, l’une des «plus belles»

Clôture, hier, des travaux de la deuxième édition du Salon virtuel algérien sur la gestion des déchets (Algerian Virtual Waste Exhibition).

Lors de cette manifestation ayant une dimension africaine, organisée par l’Agence nationale des déchets (AND) et la Fédération des entreprises de la République démocratique du Congo (FEC), les participants locaux et étrangers ont tenté de développer et de partager des idées pour une meilleure gestion des déchets. L’objectif est aussi de mettre en relation les différents opérateurs pour de nouvelles expériences, même si celle du Rwanda, qui a brillamment réussi à éradiquer l’utilisation des sachets en plastique, ne figurait pas au menu des débats.

C’est beaucoup plus «l’expérience algérienne» qui a attitré les participants étrangers des pays comme le Cameroun, la Guinée, le Mali, le Niger, le Ghana et la Mauritanie. Une occasion pour tous. Des opportunités pour renforcer les idées d’investissement entre les différents acteurs en Afrique à travers l’incitation des entreprises algériennes d’aller sonder le marché africain.

Et surtout de faire connaître leurs expériences et capacités techniques et entrepreneuriales à tous les acteurs africains. Un marché prometteur, sachant que la quantité de déchets ménagers produite annuellement en Afrique s’élève à 250 millions de tonnes, dont seulement 4% sont valorisés, selon Karim Ouaman, directeur général de l’AND.

Un défi qui retient fortement l’attention du gouvernement algérien en raison «des revenus supplémentaires que ce domaine génère en dehors des hydrocarbures, outre la création des opportunités d’emploi», selon le directeur de la politique environnementale urbaine au ministère de l’Environnement, Karim Baba. «L’Algérie possède toutes les qualifications et les expériences pour être pionnière dans le domaine de l’économie circulaire en Afrique.

L’Algérie peut augmenter le taux de valorisation des déchets ménagers africains à même de les transformer en source qui génère de grands bénéfices au profit de tout le continent», explique le même directeur. Mais avant cette démarche d’une dimension africaine, il serait plus rentable aussi de mieux valoriser les déchets DZ. L’Algérien produit finalement la plus «belle» poubelle au monde.

Les données chiffrées de Mourad Issiakhem, sous-directeur d’efficacité énergétique au Commissariat aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, relève qu’un Algérien produit annuellement 290 kg de déchets.

Statistiquement, les déchets organiques viennent en pole position avec plus de 62%. Ce qui amène le conférencier, qui a détaillé les intérêts et le manque à gagner avec une valorisation énergétique, à affirmer que la poubelle algérienne est «l’une des poubelles les plus riches et convoitées dans le monde. Le taux de méthane présent dans le biogaz peut atteindre 90%».

Les internautes inscrits à cette nouvelle édition n’ont pas manqué d’émettre quelques critiques sur l’absence des cas réels ou pratiques de valorisation énergétique des déchets. Mais une mention est accordée au club scientifique Ozone Chimie, de la faculté de chimie de l’USTHB, au même titre que d’autres qui ont exposé leurs innovation et programme.

Ozone a brillé avec ses projets de fabrication de sachets biodégradables, de sucre de table avec des dattes déshydratées, du café aussi avec des dattes comme matière première, et enfin des produits cosmétiques à base d’huile de friture. Tout se récupère chez eux !

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