mardi 15 juin 2021

Cinq vols depuis la France ?

L’ambassadeur d’Algérie en France, Mohamed-Antar Daoud, a affirmé, dans une déclaration faite vendredi à la télévision publique (Canal Algérie), en marge d’une récente réunion avec les animateurs de la vie associative algérienne, que la première destination de l’ouverture «partielle» des frontières aériennes le 1er juin sera la France.

«Les gens ont marqué leur satisfaction suite à la décision de rouvrir les frontières et de faire en sorte qu’il y aura 5 vols quotidiens à partir de Paris, Lyon et Marseille à destination d’Alger, Oran et Constantine dans une première étape et, pourquoi pas, étudier la possibilité par la suite de rouvrir d’autres destinations, certainement Lille et Toulouse et, côté algérien, Annaba et Tlemcen. Nous faisons cela étape par étape.»

Depuis les annonces du Conseil des ministres concernant la réouverture des frontières et la reprise «partielle» des vols à compter du 1er juin, le flou reste entier. Selon les spécialistes de l’aérien, il y a beaucoup de zones d’ombre. Quand on déclare 5 vols entre les trois aéroports (Alger, Oran et Constantine), s’agit-il des vols de la compagnie nationale Air Algérie ou des compagnies étrangères ? Il s’agit de clarifier sans la moindre ambiguïté si cette ouverture est juste symbolique pour les rapatriements ou revenir aux vols commerciaux

. Il faut savoir qu’il y a 17 compagnies étrangères qui desservent l’aéroport d’Alger actuellement. Alors se pose la question centrale et inévitable : comment sera réparti le trafic aérien ? Autre préoccupation, les autorités ont parlé d’entrée en Algérie, qu’en est-il de la sortie du territoire national et surtout de l’autorisation obligatoire imposée jusque-là ?

Certains observateurs font une autre lecture : les autorités algériennes ont fait un geste suite aux pressions de l’Association du transport aérien international (IATA) qui incite les gouvernements à «rétablir la connectivité aérienne», parce que «les gens désirent voyager encore et que les compagnies aériennes ont un rôle à jouer dans la reprise économique».
F

ermer les frontières pour une certaine période est compréhensible, mais après, il faudra mettre en place un processus pour faire redécoller le transport aérien. Or, l’impression dominante est que tout se fait dans l’opacité. Alors que les avions d’Air Algérie étaient cloués au sol et que la compagnie nationale était dans le rouge, Air France faisait des vols de rapatriement depuis 14 mois !

Certaines sources affirment même que les revenus de la compagnie française pour l’année 2020 ont été supérieurs, avec un taux de croissance à 2 chiffres par rapport à 2019 sur le marché algérien, ce qui est un poste de transfert de devises non négligeable.

L’aller simple avoisine les 60 000 DA et le billet est non remboursable (tarif unique). Emirates a fait quelques vols, Qatar Airways, Turkish Airlines et Transavia ont été plus réguliers. Le taux d’occupation des sièges était plus que satisfaisant. Depuis janvier dernier, Air France avait des vols quotidiens et parfois biquotidiens qui étaient «complets sur une semaine à dix jours».

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