vendredi 25 juin 2021

A cause du jet d’ordures aléatoire : Menace sur la salubrité publique

Voir des amas d’ordures, des sachets noirs pleins et des couches pour enfants jonchant le sol, à travers les quartiers de la capitale, sont des scènes devenues «normales». Le phénomène est à signaler partout, notamment au niveau des cités constituées de grands bâtiments, où certains résidents ne se cassent plus la tête de déposer leurs déchets dans les bacs à ordures et s’en débarrassent en les jetant par leurs fenêtres.

Les appels constamment réitérés à veiller sur la propreté et l’hygiène ne semblent pas convaincre beaucoup de monde. Le laisser-aller est flagrant et l’incivisme de certaines personnes est en passe de faire tache d’huile. Des quartiers résidentiels n’échappent pas à cette règle.

Au Débussy (Alger-Centre), un espace situé entre un ensemble d’immeuble est transformé en décharge. «Il a été nettoyé, il y a à peine quelques mois à l’occasion de travaux de réhabilitation effectués par les autorités publiques, mais il est déjà redevenu un dépotoir», se plaint un résident.

«Plusieurs fois dans la journée, l’on entend des sacs pleins s’écraser par terre», raconte-t-il. «Ceux qui jettent habitent les étages supérieurs, et ceux qui souffrent de cette situation sont les occupant notamment des appartements situés au rez-de-chaussée», explique un autre habitant. A la rue Mulhouse, certains habitants jettent leurs déchets dans des espaces verts mitoyens.

Inconscience

Profitant de la densité des lieux en arbres et en herbes, ces résidents, peu consciencieux, ne s’en préoccupent pas outre mesure, d’autant que leurs sacs à ordures, jetés par la fenêtre sont aussitôt cachés et enfouis dans la verdure sauvage.

A Basta Ali, dans la commune de Bab El Oued, des terrasses d’immeubles situés au-dessous de grands bâtiments sont quasiment invisibles à cause des sachets de toutes couleurs qui les recouvrent.

«A plusieurs reprises, ces ordures ont été ramassées, mais elles ne tardent pas à pousser à nouveau», témoigne un citoyen. «Cela m’est arrivé de rester sur le balcon et d’assister à un objet lourd qui tombe de haut tel un obus», raconte une femme résidant aux Annassers à Kouba.

Certes, ces mauvaises habitudes à qualifier d’abus ne sont pas l’œuvre de tous les habitants, mais l’impunité dont jouissent les «salisseurs» porte un coup dur au cadre de vie des habitants et donne une mauvaise image de plusieurs quartiers. Pis encore, cette situation ne choque plus grand monde, malgré l’indignation exprimée par des citoyens offusqués par la saleté ambiante. «Il y a quelques jours, je suis tombé face à face avec un gros rat dans la cage d’escalier», nous dira un habitant au Debussy, précisant qu’avec le manque de propreté «il faut s’attendre au pire».

Les moustiques, les rats, les odeurs nauséabondes sont devenus monnaie courante, au grand dam de familles qui veillent sur la propreté à l’intérieur de leur appartement, mais subissent la saleté dans leur voisinage direct. A Alger, faut-il le dire, les bacs à ordures ne manquent pas.
Des espaces pour le dépôt des ordures sont aménagés.

Le travail de collecte, malgré ses imperfections, est effectué et les agents de Netcom ne sont pas les seuls concernés par la propreté de nos cités et quartiers.

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